Maison
bois béton
Un étage de bois posé sur le béton d’un pavillon des années 1930.
À Aubervilliers, un pavillon modeste sur une parcelle étroite. La structure de béton est conservée et laissée brute ; un étage en ossature bois vient se poser dessus. Un noyau central organise les circulations, les décalages de volume captent la lumière : séjour en double hauteur, mezzanine, bibliothèque sous charpente, cabane sur le toit-terrasse. Isolants biosourcés, réemploi ponctuel, filière courte. Livrée en 2025, nominée aux ArchDaily Building of the Year Awards 2026.







Données
| Statut | Livré |
|---|---|
| Localisation | Aubervilliers, Seine-Saint-Denis |
| Programme | Transformation d’un pavillon des années 1930 |
| Surface | 200 m² |
| Calendrier | Permis 2018-2019, chantier 2022-2024, livrée en 2025 |
| Coût des travaux | 0,4 M€ |
| Maîtrise d’ouvrage | Privée |
| Maîtrise d’œuvre | MANO mandataire — Benjamin Loiseau et Alessandra Merli, architectes — avec Sempervirens |
| Missions MANO | Mission complète, de l’esquisse à la direction de l’exécution des travaux |
| Images | Antoine Duhamel |
Un pavillon de 1930, une parcelle étroite
Le tissu d’Aubervilliers est fragmenté : pavillons, ateliers, immeubles, sans ordre lisible. Le point de départ est un pavillon modeste des années 1930, sur une parcelle étroite. La question n’était pas de le remplacer mais de savoir jusqu’où on peut le pousser sans le trahir. La réponse est verticale : on ajoute un étage léger sur la structure existante, et l’on tient le rythme et l’échelle de la rue.
Bois sur béton
Le béton reste où il était : la structure d’origine, reprise et laissée brute, porte les balcons et cadre les grandes ouvertures. Le bois arrive en surélévation, en ossature. La distinction n’est pas décorative, elle est constructive. Le lourd descend, le léger monte ; l’ancien se voit, le neuf se voit aussi. Les deux matières se lisent séparément et n’essaient pas de se ressembler.
Le noyau
Un noyau central organise les circulations et commande les perspectives. Autour de lui, les décalages de volume captent la lumière et ouvrent des respirations : le séjour en double hauteur avec sa mezzanine de bois, la cuisine sous plafond bois, la bibliothèque logée sous la charpente, la cabane posée sur le toit-terrasse. Deux cents mètres carrés qui n’en donnent pas l’impression parce qu’on y voit toujours plus loin que la pièce où l’on se tient.
Ce que le projet économise
Isolants biosourcés : fibre de bois, ouate de cellulose. Matériaux de réemploi mis en œuvre ponctuellement. Conception bioclimatique et sobriété des systèmes techniques plutôt que surenchère d’équipements. La provenance des matériaux et leur mise en œuvre ont été arrêtées en filière courte. Quatre cent mille euros de travaux : la contrainte a servi le projet, elle ne l’a pas rogné.
Ce qu’on en a dit
La maison a été présentée au Forum Bois Construction et ouverte à la visite dans le cadre d’Habiter Bois, l’action menée par Fibois Île-de-France avec les CAUE de l’Essonne et du Val-de-Marne, lors des Journées de l’architecture. Elle est nominée aux ArchDaily Building of the Year Awards 2026, catégorie Houses.
L’équipe
MANO mandataire, avec Sempervirens. Benjamin Loiseau, architecte responsable, et Alessandra Merli, architecte. Mission complète, de l’esquisse à la direction de l’exécution des travaux. Photographies d’Antoine Duhamel. Livrée en 2025.
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