La maison en bois brûlé
Tout ce qui est ajouté est noir, tout ce qui reste est blanc.
319 rue de Bellevue, à Colombes. Un pavillon de meulière au milieu d’une rue de pavillons. L’esquisse ajoute un niveau et une extension, et les habille de bois brûlé. Tout ce qui est ajouté est noir. Ce qui reste est blanc. La règle se lit de la rue, sans explication.






Données
| Statut | Étude |
|---|---|
| Localisation | 319 rue de Bellevue, 92700 Colombes |
| Programme | Extension et surélévation d’une maison individuelle |
| Calendrier | 2020 |
| Maîtrise d’ouvrage | Privée |
| Maîtrise d’œuvre | MANO mandataire, Nicolas Bien |
| Missions MANO | Esquisse |
| Images | MANO et Nicolas Bien |
Le projet
La rue de Bellevue aligne des pavillons de meulière, un étage, combles, jardin derrière. La parcelle est étroite. Agrandir sans écraser les voisins tient à une seule décision : où s’arrête le nouveau volume.
Le projet garde le gabarit du pavillon et lui ajoute un niveau, puis prolonge la maison vers le fond de parcelle. La ligne d’égout des mitoyens sert de repère : le faîtage nouveau ne la dépasse pas de plus d’un étage.
Le bois brûlé fait le reste. Le procédé japonais du shou sugi ban carbonise la surface des lames : le bois devient noir, résiste à l’eau et aux insectes, et ne demande aucun entretien. Il grise seul, sans lasure à reprendre.
Les percements sont rares et francs. Un carré, un rond, un grand cadre au rez-de-chaussée. Le contraste entre la masse noire et le blanc des ouvertures suffit à composer la façade : il n’y a ni moulure, ni encadrement, ni volet.
À l’intérieur, un seul mur de rangements en chêne court sur toute la longueur du niveau. Il porte la bibliothèque, les placards et le bureau. Le reste est blanc.
L’étude s’est arrêtée à l’esquisse.