Musée du paysage
et centre culturel
Un édifice qui rend au parc l’emprise qu’il occupe.
Sur le littoral de Shenzhen, le projet refuse l’opposition entre édifice et paysage. Il prend la forme d’une topographie habitée. Sa couverture végétalisée s’élève depuis le sol, accueille des parcours publics et restitue au parc la surface bâtie. MANO conduit la conception d’ensemble.




Données
| Statut | Concours |
|---|---|
| Localisation | Shenzhen, Chine |
| Programme | Musée du paysage et centre culturel |
| Calendrier | 2014 |
| Maîtrise d’œuvre | MANO |
| Missions MANO | Conception d’ensemble, paysage, architecture |
| Images | MANO |
Le projet
Le musée ne s’impose pas comme un objet isolé. Il organise une transition entre le rivage, les prairies littorales et les espaces culturels. Sa silhouette reste basse, ses inflexions suivent les cheminements du site.
Trois patios entaillent la masse. Ces vides structurent l’organisation intérieure : ils distinguent les séquences d’exposition, de médiation et de rencontre sans les compartimenter. Ils peuvent accueillir des jardins thématiques ou des œuvres liées aux transformations du littoral.
La toiture est une strate du projet, non son couronnement. Ses pentes restent modérées. Les cheminements suivent les courbes du bâtiment, contournent les patios et ménagent des belvédères tournés vers la mer. La même matrice végétale se déploie au sol et sur la couverture : prairies sèches, graminées, espèces adaptées aux vents salins.
Le bois prégrisé qualifie les parties construites qui émergent de la topographie. Son calepinage suit les courbures. Les façades vitrées sont placées en retrait : cette profondeur protège du rayonnement direct et fait lire les ouvertures comme des incisions dans le terrain. Une charpente en lamellé-collé accompagne les variations de portée et libère les salles.
Le paysage n’accompagne pas le musée. Il en est la première salle. Le parcours commence avant l’entrée, traverse les patios et les espaces intérieurs, puis rejoint la couverture. L’architecture construit moins une limite qu’une épaisseur partagée entre culture et milieu vivant.
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